Affichage des articles dont le libellé est Patrick Chesnais. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Patrick Chesnais. Afficher tous les articles

5 juin 2009

QUELQUE CHOSE À TE DIRE

Responsable du navrant Tout pour plaire, qui avait au moins le mérite de prouver que la beauferie n'est pas qu'une affaire d'hommes, Cécile Telerman revient avec ce Quelque chose à te dire tout aussi moisi. On y retrouve son obsession du faux bon mot d'auteur, les répliques éculées s'enchaînant avec une vitesse proprement effarante. Dès les premières minutes, on a de la peine pour les dialoguistes et les acteurs chargés de faire vivre leurs répliques, tous semblant persuader de jouer du grand Michel Audiard alors qu'un Jean-Marie Poiré en petite forme aurait fait mieux. Au fameux « heureusement que tu vends pas des fosses septiques, on boufferait de la merde » vendu en argument comique dans la bande-annonce, répondent une bonne trentaine de petites vacheries d'une nullité crasse. Ça ressemble parfois au « c'est çui qui dit qui y est » des cours de récré, sauf que les gamins de primaire ont parfois le sens de la formule.
Son côté film choralo-familial, avec règlements de compte et rancoeurs en série, suffisait à faire de Quelque chose à te dire le digne successeur de Tout pour plaire, qui se posait là côté aberration populiste. Mais Telerman a visiblement de l'ambition, et agrémente l'ensemble d'un effet comédie de moeurs nauséabond (tout le monde trompe tout le monde, et chacun finira casé avec des gosses) avec un bonus en forme de gros secret de famille. Là, c'est le coup de grâce : le scénario nous la joue "hasards ou coïncidences", à faire pâlir d'envie Claude Lelouch. Il aurait fallu beaucoup de talent pour nous faire gober cette histoire fort tordue ; le film en est totalement dépourvu, et donne envie de s'arracher les cheveux.
Écrit et réalisé à la truelle, Quelque chose à te dire est détestable en tous points, notamment parce qu'il ferait presque haïr quelque comédiens qu'on aime beaucoup. Si Patrick Chesnais s'en sort en prenant totalement à son compte le je m'en foutisme de son personnage, les autres s'en tirent moins bien, et notamment Charlotte Rampling dans ce qui est sans doute le pire rôle du film. Son personnage de grande bourgeoise égoïste est si caricatural et traité avec tellement de mépris qu'il vous dégoûterait presque d'être anti-sarkozyste. Poujadiste, démago, gras, haineux, Quelque chose à te dire est à l'image de son héroïne, Mathilde Seigner, qui fut un espoir du cinéma jusqu'au début des années 2000 avant de devenir la représentante de tout ce qu'il y a de plus vulgaire, idiot et pathétique dans l'audiovisuel français. On lui souhaite de continuer à faire plein de films avec Cécile Telerman et de nourrir les rires gras et l'admiration méprisable de spectateurs peu regardants.




Quelque chose à te dire de Cécile Telerman. 1h40. Sortie : 27/05/2009.
Autre critique sur Une dernière séance ?.

23 févr. 2009

LE CODE A CHANGÉ

Pour ce qui est sans doute son moins mauvais film, Danièle Thompson opte une nouvelle fois pour une oeuvre collective, regroupant dix personnes autour d'un dîner (la onzième roue du carrosse étant reclue dans la chambre voisine). Encore un film choral ? Oui, certes, mais Danièle et Christopher, son co-auteur de fifils, ont opté pour une construction relativement élaborée qui donnent tout son attrait au Code a changé. Si ce fameux dîner constitue la charnière du film, on en verra non seulement les préparatifs, mais également, grâce à quelques flashforwards, la situation des personnages un an après. Un concept assez malin, propice à des sommets de perversité.
Sauf que les Thompson seront toujours les Thompson, et que Le code a changé pâtit comme leurs précédents films de la platitude des personnages croqués, du schématisme des situations et de la faiblesse d'une partie des dialogues. Si le film se fait moins agaçant que les autres, c'est parce qu'il bénéficie de l'abattage d'un certain nombre d'acteurs plutôt en forme, à commencer par l'épatant duo Patrick Chesnais - Pierre Arditi dans les trois meilleures scènes du film. Le reste, c'est principalement des répliques toutes faites (les "meilleures" sont dans la bande-annonce), des situations archi rebattues (amant dans le placard et polichinelle dans le tiroir), et une sorte de faux rythme un peu lénifiant.
Au final, Thompson & Thompson s'imposent de nouveau comme le pendant foireux du duo Jaoui-Bacri : le même côté donneur de leçons, mais la profondeur et le talent en moins. Coup de grâce : il y a dans l'ensemble un côté petit-bourgeois relativement insupportable, puisque le film voudrait nous faire pleurer sur le sort des médecins, des avocats et des entrepreneurs, qui appartiennent certes aux catégories les plus à plaindre par les temps qui courent. On oubliera ce message un peu puant pour ne retenir du film que les Chesnais, Arditi, Boon, Hands et Seigner qui l'empêchent d'être totalement antipathique.
3/10

22 nov. 2008

HOME SWEET HOME

Si la musique peut transcender bien des longs-métrages, elle peut aussi constituer une vraie nuisance sonore capable de saper les efforts d'un réalisateur. Home sweet home est malheureusement victime de cette manie qu'ont certains metteurs en scène de surexploiter leur bande originale, quitte à gâcher des scènes pourtant pleines de potentiel. Il faut donc parvenir à passer outre l'omniprésence de ces morceaux ni bons ni mauvais, mais juste terriblement envahissants.
Ceci étant dit, Home sweet home est un film assez charmant, dont le ton avoisine celui de certaines comédies anglaises. Quatre personnages bien taillés, une vague intrigue policière, et un décor propice aux scènes cocasses en tous genres. Finement dialogué, le film bénéficie d'une interprétation de qualité, avec une grosse mention spéciale à l'irrésistible Alexandre Astier en commissaire buté et flanqué d’un adjoint sans cervelle (Raphaël Lenglet). Si l’intrigue ne va finalement pas très loin, elle est tout de même propice à une jolie réflexion sur la juste définition de la paternité. La génétique fait-elle tout, ou est-ce l’éducation qui prime ? Ce débat insoluble est mené tambour battant par Daniel Prévost et Patrick Chesnais, chacun dans son registre habituel, et dont le duo marche à plein régime.
Reste que tout ça ne va pas bien loin, et qu’on ne retrouve pas ici le Didier Le Pêcheur fantaisiste de Des nouvelles du bon Dieu, et encore moins l’auteur du poisseux J’aimerais pas crever un dimanche. Il est tout de même assez réjouissant de le voir revenir au grand écran dix ans après sa dernière réalisation, lui qui entretemps n’avait fait qu’écrire pour Elie Chouraqui. Espérons qu’Home sweet home ne constitue qu’un nouveau départ pour Le Pêcheur… et qu’à l’avenir il se calmera sur la musique.
6/10
(également publié sur Écran Large)

14 févr. 2008

LA JEUNE FILLE ET LES LOUPS

En ces débuts de vacances scolaires, les mômes ne savent plus où donner de la tête, entre un Indiana Jones de pacotille, des gaulois pas drôles et un dragon des mers. Et nos vieux, dans tout ça ? Qu'ils se rassurent : Gilles Legrand arrive à la rescousse des plus de 77 ans avec cette Jeune fille et les loups de première fraîcheur, qui permettra aux directeurs de maisons de retraite d'organiser une sortie, et aux grands-parents d'emmener leurs petits monstres en salles sans pour autant se taper l'un des gros machins cités plus haut.
En voilà un spectacle fédérateur : des animaux (le loup et le renard étant particulièrement à la mode en ce moment), des acteurs comme on n'en fait plus (aah, Michel Galabru et Jean-Michel Ribes), des sentiments nobles pour mamie, et Casta nue sous une peau de bête pour papy. Sans oublier un liant indispensable, cher à Jean Becker et Christophe Barratier : une bonne grosse louche de nostalgie rance. Eh oui ma bonne dame, c'était mieux avant.
Il fallait déjà un certain courage pour se farcir les précédents fleurons du genre, mais à condition de laisser son cynisme au vestiaire, on pouvait éventuellement se laisser piéger par ces bonnes recettes d'antan, fleurant bon la rillette et le mauvais pinard. Le deuxième film de Legrand, lui, atteint des sommets encore inexplorés. À n'en pas douter, nos amis les seniors seront captivés et séduits par cette aventure romanesque donnant à voir de beaux paysages comme-on-n'en-fait plus. En revanche, les sado-masochistes n'ayant pas encore atteint l'âge de la retraite feraient mieux de fuir ce film interminable et désespérément ringard, plus mal réalisé qu'un mauvais téléfilm et joué façon théâtre de Guignol.
Le pire du pire dans tout cela, c'est sans doute cet humour de fin de banquet, les bons mots façon Jean Roucas ponctuant très régulièrement des répliques déjà navrantes. Il est toujours douloureux de voir des acteurs sympathiques comme Jean-Paul Rouve se vautrer dans la médiocrité avec une telle aisance. Seule la prestation de mademoiselle Casta est à la hauteur. De film en film, la belle prouve qu'elle est une actrice à part entière, avec un vrai tempérament. C'est l'unique bon point de cette purge qui risque malheureusement de trouver son public.
2/10
(également publié sur Écran Large)

14 juin 2007

HÉROS

Le pitch de Héros ressemble à celui d'une comédie grinçante à la Mon idole. En fait, rien à voir : il s'agit d'un drame désespéré et torturé qui dynamite les apparences. Michael Youn incarne son propre double, un type qui pète les plombs lorsqu'il réalise qu'il ne sait que faire rire. Ceci n'est que le point de départ d'un film au jusqu'auboutisme louable mais à l'échec artistique cuisant.
Deux influences majeures dans le film de Bruno Merle. À de nombreuses reprises, Scorsese et Fellini sont évoqués, au détour d'un cadrage ou d'une réplique. Mais le plus souvent, Héros ressemble à un clip de trip-hop, avec effets visuels gonflés, image granuleuse et malaise ambiant. Audacieux pour un réalisateur français. Le problème, c'est que l'expérimentation visuelle et sonore devient complètement vaine dès lors qu'elle sert un scénario en forme de fromage suisse, où les trous sont bouchés par de l'onirisme bébête et du glauque tout pourri. Ayant kidnappé Patrick Chesnais au bout de cinq minutes (bonne idée que d'avoir éludé l'enlèvement), Youn passera alors les cent dix (oui, c'est très long) qui restent à se plaindre de sa condition, à crier sa haine du monde, et à câliner le cadavre de son père. C'est tout.
La preuve que Héros n'est pas tout à fait raté, c'est que l'on s'accroche jusqu'au bout devant cet anti-spectacle. "Mais où s'arrêtera-t-il ?", se demande-t-on, parlant à la fois du metteur en scène et du personnage principal. Réponse : dans le mur. Engagé corps et âme dans son projet, Bruno Merle a le mérite d'aller jusqu'au bout de chacune de ses idées, aussi tordues soient elles. Dans un sens, c'est jubilatoire. Dans un autre…
Gardons le meilleur pour la fin, en répondant à la question qui en taraude plus d'un : et Michael Youn, il est comment ? Eh bien, pas trop mal. Il exploite à merveille le côté salement inquiétant qui transparaissait dans ses prestations comiques (dans Incontrôlable, il faisait plus peur qu'autre chose), et si le film possède une vraie personnalité, c'est sans doute grâce à lui. Reste à savoir s'il sera capable de rester crédible dans des rôles moins outranciers que celui-ci…
3/10
(sortie le 20 juin)
(également publié sur Écran Large)

26 mai 2007

LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON

Entrer dans la salle, son cynisme en bandoulière. Se préparer à voir un mélo lacrymal et faussement digne. Puis se faire cueillir par un film qui met une gifle aux idées préconçues. Sans être le film de l'année, Le scaphandre et le papillon est une vraie surprise, une bonne leçon infligée au spectateur désabusé. Si le film fascine, c'est d'abord par sa propension à slalomer allègrement entre les innombrables clichés inhérents à ce genre de film. Pas de grande leçon de vie prête à consommer. Pas de chantage à l'émotion (comme dans Mar adentro). Respectant la personnalité de Jean-Dominique Bauby (et sa métaphore du type normal piégé dans un scaphandre), Julian Schnabel livre un film subtil et sobre, porté par une mise en scène intelligente.
Première demi-heure en caméra subjective, où Bauby découvre sa situation et tente d'aménager sa vie intérieure. Le procédé est casse-gueule, mais il fonctionne à merveille. Pendant un temps, on EST Jean-Dominique Bauby. Et on admire l'intégrité de Schnabel, qui ne livre aucun plan de son visage pour éviter les atermoiements. Alors forcément, quand le réalisateur décide d'abandonner le subjectif et se met à filmer le visage du locked-in man, on commence par tiquer. Mais il y a une telle absence de complaisance que cela finit pourtant par devenir évident : il aurait été trop lâche de ne jamais montrer le Bauby malade tel qu'il est.
Malgré un pitch au fort potentiel lacrymal, Le scaphandre et le papillon n'est pas un mélodrame, mais une simple chronique, celle de la nouvelle "vie" d'un type pas plus sympathique que la moyenne. Bauby apparaît comme un homme cynique, assez drôle, mais finalement très tourmenté. Son monologue intérieur n'est pas un long râle de désespoir, plutôt un commentaire réaliste et parfois acide de sa condition. Entrecoupé de flashbacks très malins (sortant de l'imagination de Bauby, certains sont volontairement clichés ou outrés), ponctué de scènes bouleversantes (notamment lorsqu'apparaît Max von Sydow), le film de Schnabel est d'une sincérité rare. Il fallait un acteur de la stature de Mathieu Amalric, payant de sa personne sans se la jouer Actor's Studio, pour emmener vers les sommets ce pur concentré de beauté.
8/10
(également publié sur Écran Large)

4 avr. 2007

LE PRIX À PAYER

Pas de cul, pas de fric. C'est le leitmotiv de Jean-Pierre, boursicoteur richissime, et Richard, son dévoué chauffeur, face à des femmes qui les délaissent sexuellement. En les privant de shopping, de taxi, de restaurant, les deux hommes croient pouvoir arriver à leurs fins. Sauf que le refrain est bien connu : l'amour, ça ne s'achète pas.
Pour son deuxième film, Alexandra Leclère part d'un postulat assez séduisant au potentiel explosif. Si son premier long, Les soeurs fâchées, était plutôt raté, il a au moins permis de montrer le don de Leclère à créer un épais malaise, à faire rire avec celui-ci sans jamais lâcher prise. Le prix à payer confirme ces promesses : de la salle à manger à la chambre à coucher, chaque pièce est le théâtre d'une mascarade sordide et évidemment immorale. Rire jaune assuré. Le problème, c'est que tout ceci ne dure qu'un temps : après une heure de film, sans doute par peur de tomber dans l'excès qui avait gâche Les soeurs fâchées, Alexandra Leclère semble se dégonfler comme une baudruche et tombe dans un sentimentalisme malvenu qui fait complètement oublier le cynisme de la première partie. On voulait quelque chose de drôlement malsain, on se retrouve avec un film petite bite. Dommage.
La bonne surprise du Prix à payer, c'est le casting. S'il n'y avait pas trop de souci à se faire concernant Géraldine Pailhas, Gérard Lanvin et Nathalie Baye (épatante, rompant un peu avec son image de classe absolue), saluons ce cher Christian Clavier, tellement insupportable pendant vingt ans et si admirable ici. Il fallait sans doute une femme pour arriver à canaliser le Jacquouille qui sommeille en lui. Ni grimaces, ni crises d'hystérie : c'est un acteur tout neuf qui reparaît, le même que celui qui cartonnait dans Mes meilleurs copains. Espérons que Clavier ne mette pas à nouveau dix-huit ans avant de livrer une prestation de qualité.
6/10

17 août 2006

J'INVENTE RIEN

Il était temps que les oisifs aient enfin droit à leur film. Kad Merad (il est temps de lui donner un nom de famille, vu le nombre de films qu'il tourne) interprète un sympathique branleur qui laise sa femme faire vivre leur couple. Jusqu'au jour où celle-ci en a un peu marre et le pousser à chercher un job. C'est décidé : il sera inventeur. Un long chemin, pour une petite comédie sans grande prétention mais avec plein de bonnes choses dedans.
J'invente rien possède un énorme capital sympathie. D'abord grâce à ses fougueux interprètes : le couple formé de Kad et Elsa Zylberstein est une belle idée de casting qui donne le sourire. Il y a ensuite le scénario de Michel Leclerc, un truc un peu approximatif, un peu en toc, mais dont le côté brouillon possède un vrai charme (on pourrait dire la même chose à propos de la mise en scène). C'est franchement drôle, fantaisiste, et lorsque ça bascule dans le surréalisme sur la fin, c'est un peu raté, mais on s'en fiche. On n'aurait jamais pensé pouvoir apprécier un film dont le vrai héros est une "Poignette" (©), un petit morceau de bois pour ne pas se faire cisailler les doigts par les sachets en plastique. Et pourtant, ça fonctionne.
Dans le genre, J'invente rien fait penser au récent Essaye-moi de Pierre-François Martin-Laval pour l'aspect bricolo-sentimentalo-maladroit, mais en mieux car moins bébête et plus sincère. Un film dans lequel on retrouvait déjà Kad Merad, acteur étonnant, dont on oublierait presque qu'il y a quelques années encore, il jouait aux Action Man sur le plateau de Jean-luc Delarue. Acteur à suivre. Réalisateur à suivre. Film à voir.
7/10

15 juin 2006

ON VA S'AIMER

Deux couples. Laurent couche avec la copine de François, son meilleur ami. D'où un imbroglio quiproquo-sentimental qui ne fait pas dans le genre neuf. Alors Ivan Calbérac insère par endroits des scènes musicales reprenant des standards, un peu comme dans On connaît la chanson avec des chorégraphies en plus. Sauf que Calbérac n'est pas Resnais. Si On va s'aimer était un disque, ce serait une de ces insupportables compilations en quatre CD avec un titre du genre "Méga Slow volume 4". Bruel, Cocciante, Montagné... rien ne nous est épargné. Et s'il apparaît une évidente volonté de réarranger des titres ô combien éculés, l'orchestration très très amateur fait sombrer chacune des scènes chantées dans le brouhaha pur et simple, avec la musique tonitruante pour couvrir les voix des interprètes. Bref, pour l'originalité, on repassera.
L'aspect musical étant le principal argument de vente du film, on sent déjà qu'On va s'aimer a du plomb dans l'aile. Car niveau comédie romantique, Ivan Calbérac n'est pas non plus Richard Curtis. Enchainement de scènes prévisibles sans singularité, le film déroule tranquillement sa petite intrigue routinière sans que rien ne vienne franchement nosu réveiller. Quelques saillies humoristiques, et surtout l'interprétation des excellents Boisselier et Lellouche, évitent à On va s'aimer de sombrer totalement. On sera plus réservé sur la prestation d'Alexandra Lamy, qui semble avoir du mal à se décoller de son étiquette "Un gars / une fille".
Après le mignonnet mais classique Irène, Ivan Calbérac confirme un profond manque d'ambition et de carrure. S'il se redirigeait vers l'univers du téléfilm?
4/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz