Affichage des articles dont le libellé est Jude Law. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jude Law. Afficher tous les articles

5 déc. 2007

MY BLUEBERRY NIGHTS

My Blueberry nights n'est pas une déception, mais une confirmation. Celle de l'absence de talent de Wong Kar-Wai, réalisateur éminemment surcoté. Les apparats du cinéma asiatique parvenaient à donner le change chez certains sinophiles ; mais voilà qu'en débarquant aux États-Unis, le réalisateur a dévoilé son vrai visage. Remplaçant le sacro-saint bol de riz par une tarte à la myrtille et sa mise en scène apprêtée par une réalisation plus ricaine, avec force ralentis et images désaturées, il livre un mélo d'une infinie platitude, et ce en dépit d'un casting séduisant. Le film fait penser aux dernières oeuvres, souvent navrantes, de Wim Wenders : des plans relativement chiadés, des couleurs pastel, une vision de l'Amérique façon carte postale... et rien à dire ni à raconter.
L'héroïne du film enchaîne les rencontres au gré de sa quête de sens, pour un road movie n'allant jamais au-delà des apparences. Tour à tour, on se demande à quoi sert le segment avec David Strathairn, puis celui avec Rachel Weisz, et encore davantage celui avec Natalie Portman (à chier). À chaque fois, c'est la banalité qui prime, et l'on attend en vain que tout cela prenne du sens. Cela n'arrivera évidemment jamais. Finalement, c'est le face-à-face éphémère entre Norah Jones (excellente) et Jude Law qui possède le plus de charme. Sauf que WKW accentue le côté fleur bleue jusqu'à la nausée, concluant son film par une scène de baiser semblable en tout point à une pub pour les produits laitiers. Raconter une histoire n'est pas donné à tout le monde ; maintenant qu'il l'a appris à ses dépens, il est encore temps pour le metteur en scène de repartir sur de nouvelles bases et de se mettre à faire enfin un peu de cinéma.
3/10

15 mars 2007

PAR EFFRACTION

Anthony Minghella, cinéaste classique, livre enfin un projet personnel. Inspiré d'évènements qu'il a plus ou moins vécus, Par effraction révèle chez lui une sincérité insoupçonnée et une vraie perosnnalité.
Il y a bien sûr dans cette histoire d'architecte prenant en compassion ses cambrioleurs une bonne dose de bons sentiments et un côté un peu dur à avaler, mais à condition d'accepter le postulat, Par effraction est finalement un beau film, au sens où l'entendent la plupart des gens. Bien filmé, bien joué, bien écrit, pas chiant. Ça, c'est de la critique. Bourré de vrais moments de cinéma, agrémenté de personnages solides et souvent complexes, le film parvient à créer une atmosphère étrange qui rend l'intrigue bien secondaire. Des tas de micro-histoires ponctuent le film, et n'ont l'air de rien ; pourtant, elles participent activement à la déclassification d'un film un peu guindé mais très appréciable. Par effraction, c'est aussi la confirmation du fait que Jude Law n'est pas qu'une très belle gueule. Sans cesse sur le fil du rasoir, il perturbe chaque scène potentiellement tranquille. Qu'on n'oublie pas le reste du casting, à commencer par Vera Farmiga, peu présente mais vraiment marquante. C'est sans doute parce qu'il nous vient d'un réalisateur dont on n'attendait pas grand chose, mais Par effraction est en tout cas une jolie surprise.
7/10

7 janv. 2007

THE HOLIDAY

Ça commence comme un calvaire. Nancy Meyers propose les histoires croisées de deux jeunes femmes qui ne se connaissent pas mais partagent les même souffrances les hommes, tous des bâtards) et la même solitude. Hystérie, surjeu, larmes de crocodile, bavardages incessants : si la première heure de The holiday ressemble à des vacances, alors elles se déroulent certainement en enfer. Envie de foutre des claques à Cameron Diaz, envie de secouer cette pauvre Kate Winslet, envie de quitter la salle.
Que les chiennes de garde passent leur chemin, elles risqueraient de prendre la mouche : si The holiday finit par devenir un spectacle sympathique et plutôt mignon, c'est uniquement grâce aux hommes. Quand ceux-ci entrent en scène, ils apportent la fraîcheur dont on manquait cruellement depuis le début. Il y a d'abord Jude Law, play-boy attachant et effronté ; Eli Wallach, de plus en plus vieux mais toujours aussi savoureux ; et surtout le grand Jack Black, inattendu dans un film de ce genre, mais dont les mimiques et l'énergie apportent beaucoup au film. Grâce à ces trois-là, on peut enfin s'amuser un peu ; et même si The holiday n'a rien de follement original, si l'happy end est un peu forcée, la dernière impression laissée par le film est bien meilleure que l'état d'accablement dans lequel nous avait laissé le début.
4/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz