Affichage des articles dont le libellé est Lou Taylor Pucci. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lou Taylor Pucci. Afficher tous les articles

5 avr. 2009

LES CAVALIERS DE L'APOCALYPSE

Fans du Résurrection de Russel Mulcahy et du Intraçable de Gregory Hoblit, ruez-vous donc sur ces Cavaliers de l'apocalypse dont le seul point fort est une affiche aussi belle qu'intrigante. Pour le reste, le deuxième film du clippeur Jonas Åkerlund (après le curieux Spun) ressemble trait pour trait au demi-milliard de pseudo thrillers qui encombrent nos écrans depuis des années et des années, pensant marcher sur les traces de Se7en et du Silence des agneaux. Ce n'est pas la modestie qui étouffe le scénariste : celui-ci fait d'ailleurs preuve d'une certaine ambition en obtenant les aveux du vilain tueur au bout d'une petite demi-heure. Un parti pris décidément à la mode, puisque The chaser usait il y a peu de la même recette. Mais ici, pas de duel psychologique, juste une course poursuite à distance avec les autres méchants qui rodent. S'inspirant des quatre cavaliers de l'apocalypse, les meurtres ont en effet plusieurs coupables, d'où un désintérêt immédiat : comment se passionner pour un film de serial killer si ce n'en est même pas un ?
Platement filmée par Åkerlund, la suite n'est que maigres rebondissements et révélations sans relief, jusqu'à un final ambitieux mais singulièrement raté. Après avoir lourdement insisté sur les problèmes familiaux du héros flic (un veuf qui délaisse ses gosses pour son job, comme c'est original), le script tente de lier ces scènes à la partie thriller, dans une sorte de marmelade sociale sur le thème bien connu de « les enfants, c'est important » (laisse pas traîner ton fils, comme dirait l'autre). Pas convaincante pour deux sous, cette conclusion pousse encore davantage le film dans un tourbillon d'ennui.
C'est que Les cavaliers de l'apocalypse n'est même pas assez nul ou ridicule pour susciter l'hilarité et justifier le fait de louer le DVD un samedi soir. Les scènes de boucherie sont immobiles, le grand guignol pas assez poussé, les interprètes trop sages (sauf une Zhang Ziyi déchaînée). Pas de quoi se moquer plus que de raison, d'autant que le film est mené par le grand Dennis Quaid, qui s'échine à balbutier sa carrière, mais qui parvient une nouvelle fois à se sortir indemne de ce mauvais film. C'est sans doute ce qu'on appelle la classe. Il n'empêche : on aimerait le voir de temps en temps dans un bon film, histoire de casser la routine.
3/10

23 nov. 2006

FAST FOOD NATION

Le directeur du marketing d'une célèbre chaîne de fast-foods découvre qu'il y a de la matière fécale dans les steaks de ses hamburgers. Des réfugiés mexicains sont contraints de travailler dans les entrepôts qui traitent la fameuse viande. Une jeune employée éprouve une certaine honte à travailler dans ce genre d'usine à bouffe... Trois histoires entrecroisées qui tendent à faire de Fast food nation le Traffic du burger, le Thank you for smoking de la grande frite. Seulement voilà : le film de Richard Linklater n'est ni aussi documenté que le premier, ni aussi drôle que le second.
À vrai dire, si on peut être gentiment intéressé par l'histoire du businessman qui enquête pour comprendre comment de la merde atterrit dans les sandwiches des clients, le reste a encore moins d'intérêt que le jouet pourri et à moitié cassé qu'il y a dans ton Happy Meal. Pour compenser la platitude du propos, Linklater multiplie les guest-stars (Ethan Hawke, Patricia Arquette...) sans qu'aucune ait vraiment quelque scène de qualité à défendre (sauf peut-être Bruce Willis, délicieusement cynique). La construction laisse à désirer, la mise en scène repousse les frontières de la laideur (c'est peut-être volontaire, histoire de ressembler à un documentaire), et les acteurs sont mous (il faut dire que Greg Kinnear et Catalina Sandero Moreno n'ont jamais été des flèches).
Le comble, c'est que Fast food nation donnerait presque envie de quitter la salle pour aller se taper un Royal Bacon chez Ronald. Mieux vaut alors voir ou revoir le sympathique (même si pas objectif du tout) Super size me de Morgan Spurlock, vrai docu acide et barré sur les vices de l'industrie du burger.
3/10

10 sept. 2006

ÂGE DIFFICILE OBSCUR

Justin, 17 ans, suce toujours son pouce. Face au désarroi de ses parents et aux moqueries de ses camarades, Justin va devoir faire quelque chose. Un professeur de débat, un orthodontiste mystique ou encore une jolie fille en mal d'expérience pourront-ils l'aider?
On l'a compris, malgré son titre et son pitch, Âge Difficile Obscur (quel titre français à la con) ne tourne pas uniquement autour du pouce fripé de Justin. C'est l'occasion pour le réalisateur Mike Mills (quadra auteur de la majorité des clips de Moby) de régler son compte à une Amérique bouffée par l'esprit de compétition et les clivages culturels. À des milliers de lieues de tout cela, Justin se trouve au milieu d'un monde qu'il ne comprend pas. D'où le syndrome du pouce. Une mère absente, un père un peu rustre, un petit frère qui ne pense déjà qu'à baiser : tous ont en commun une volonté d'arriver à un but bien précis en empruntant le plus court chemin, la ligne droite. Mike Mills livre un portrait angoissant, clinique par endroits, entre Todd Solondz, Wes Anderson et David O. Russell. Voilà justement le problème : Mills ne semble pas avoir trouvé son style propre, et la majorité des scènes "font penser à". Reste un casting solide, de Vincent D'Onofrio à Vince Vaughn, et les chansons d'Elliott Smith, qui feraient passer n'importe quel ramassis de banalités pour un monument de tristesse.
6/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz