Affichage des articles dont le libellé est Andy Garcia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Andy Garcia. Afficher tous les articles

22 févr. 2009

LA PANTHÈRE ROSE 2

Parti tourner une autre suite (La nuit au musée 2), Shawn Levy a laissé à Harald Zwart (Divine mais dangereuse) le soin de réaliser cette nouvelle Panthère rose, nouvelle occasion pour Peter Sellers et Blake Edwards de se retourner dans leurs tombes respectives. Le premier volet était déjà extrêmement navrant, mais celui bat tous les records, arrivant a être encore moins drôle et plus consternant.
Heureux soit Kevin Kline, qui a laissé le rôle de Dreyfus au pauvre John Cleese : il ne fait pas partie de cette longue liste d'acteurs venus se ridiculiser ici. Steve Martin continue à faire oublier qu'il fut l'un des types les plus drôles du monde ; Jean Reno poursuit une carrière sans fausse note (allez Jean, c'est bon, t'as de quoi payer tes impôts jusqu'à ta mort, maintenant trouve-toi de vrais films) ; Aishwarya Ray est encore plus nulle et tête-à-claques qu'à Bollywood ; Andy Garcia est aussi sinistre que dans les Ocean's... Seule la très mimi Emily Mortimer parvient à de très rares endroits à attendrir le spectateur.
Car sinon, c'est le zéro pointé : difficile de déterminer ce qui est le plus agaçant, de l'accent français de Clouseau (qui fait peut-être rire ailleurs, mais pas chez nous) ou de l'extrême prévisibilité de chaque gag (l'inspecteur dit un truc très sérieusement, l'exact contraire se produit, la plupart du temps en arrière-plan). À moins que ce ne soit l'inertie totale de la caméra de Zwart, qui fait passer son prédécesseur pour Billy Wilder. Il n'y a aucune raison de s'affliger ce spectacle tristement poussif, si ce n'est pour le plaisir de voir notre Johnny national sombrer encore un peu plus dans le ridicule en une poignée de scènes. Lui qui fut si séduisant dans L'homme du train, recevant même le prix Jean Gabin, fait désormais dans le fond de tiroir, multipliant les pubs indigentes et les apparitions calamiteuses. Si le personnage de Clouseau est destiné à railler la France, c'est bel et bien Johnny qui nous fait passer pour des moins que rien...
2/10

30 juil. 2007

MI$E À PRIX

Voilà quatre ans qu'on attendait des nouvelles de Joe Carnahan, qui avait débarqué avec un Narc rugueux comme pas deux et magistralement tendu. Après avoir claqué la porte du troisième Mission : impossible, Carnahan, soucieux de ne pas faire n'importe quoi, a choisi son projet avec parcionie est s'est dirigé vers ce Mi$e à prix (Smokin' Aces en VO) pour le moins fumant.
Écrit en solo par Carnahan, le film raconte le combat sans merci entre un bon paquet de mercenaires prêts à tout pour buter Buddy 'Aces' Israel, magicien dont le témoignage pourrait signer la fin de Cosa Nostra. Récompense : un million de billets verts pour qui ramènera le coeur d'Israel au parrain Primo Sparazza. Ça va charcler. Et même s'il commence dans un calme relatif, Mi$e à prix sent la Guy Ritchie attitude, la flambe et la frénésie, les grandes phrases et les petits coups tordus. Du Ritchie, donc. En bien. Car Carnahan a su digérer ses influences multiples (de Scorsese à Tarantino en passant par Altman, pour faire simple) pour construire un cocktail détonnant, un maelström de couleurs et d'idées haut perchées, un déferlement d'hémoglobine et de pyrotechnie. La maîtrise est partout : si l'on commence par craindre que le grand nombre de personnages ne nous perde dès le départ (comme chez Ritchie, tiens), ils sont tous si marqués, si brillamment archétypaux que cette intrigue si échevelée reste toujours très lisible. Trio de nazis débiles, couple de tueuses passablement lesbiennes ou as du déguisement : Carnahan fait cohabiter toute cette smala avec une décontraction et une rigueur assez ébouriffantes.
Imprévisible dans sa mise en scène comme dans son intrigue (le "qui va buter qui" est assez difficile à deviner), Mi$e à prix parvient miraculeusement à mêler délire, gravité et enjeux de taille. À l'aide d'un casting parfaitement hétéroclite (d'Alicia Keys à Peter Berg, ils sont tous bons), avec mille idées par plans et un style hors du commun, Carnahan nous empote. Et qu'importe si tout cela sent parfois trop la flambe ou la branchouille : Mi$e à prix, c'est du bling-bling à neurones, du cinéma clinquant mais exigeant, un spectacle délicieux et sidérant. À condition d'avoir survécu jusque là, les dix dernières minutes du film achèveront de convaincre tout le monde : sur une tonalité différente de ce qui précède, avec un vrai sens du récit et un sérieux de cathédrale, le réalisateur-scénariste fait plonger son film dans un bouleversant abîme de génie et de tristesse. Sur que Joe Carnahan n'a pas fini de nous surprendre.
7/10

1 juil. 2007

OCEAN'S THIRTEEN

Entre Ocean's eleven et Ocean's twelve, nos gentlemen cambrioleurs étaient bizarrement passés du statut de génies de la fauche (plans millimétrés, malice à toute épreuve) à celui de branquignols dansant sur un pied (croiser les doigts pour que ça marche, compter sur les copains pour vous sortir du pétrin). Résultat : un profond changement de style, le côté élégant mais guindé laissant place à une décontraction excessive et jubilatoire. Ocean's thirteen poursuit allègrement dans cette veine.
Qui a détesté le Twelve passera très vite son chemin ; chez les autres, ce joyeux cocktail de n'importe quoi pourrait faire des ravages. On n'est plus dans un film de cambriole, mais une fois de plus dans le film de pote le plus décomplexé qui soit. Il y a à boire et à manger dans cet océan de saynettes plus ou moins bien reliées entre elles ; mais comment résister à une troupe de mecs qui ont la classe, le sourire aux lèvres, et le mot pour rire? À condition de faire abstraction du paquet de scènes inutiles ou un peu plates qui ponctuent le film, Ocean's thirteen est un nouveau divertissement euphorisant, certes moins affûté que le précédent, mais diablement sympathique quand même. On ne sait pas bien à quoi (ou plutôt à qui) correspond le "thirteen", mais on s'en cogne. Face à la petite bande habituelle (étonamment dépourvue de femmes), Al Pacino livre un grand numéro parfaitement pacinesque, s'inscrivant pile dans le ton du film. Cerise sur le gâteau du meilleur numéro 3 de l'année (faut dire que les reretours de l'homme araignée, du pirate maniéré et de l'ogre péteur ne constituaient pas vraiment des concurrents sérieux).
7/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz