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20 juil. 2008

SPARTATOUILLE

Il y eut Sexy movie, Big movie, et quelques utres comédies de bas étage. Aaron Seltzer et Jason Friedberg nous reviennent avec un Spartatouille encore plus nul que les précédents, se distinguant par un manque de moyens et d'ambition. C'est que, jusqu'alors, les deux auteurs semblaient se démener en multipliant les films parodiés, les personnages et les décors, même s'ils ne parvenaient généralement qu'à provoquer la consternation. Cette fois, c'est pire : Spartatouille ne s'inspire quasiment que du 300 de Zach Snyder, et l'on passe donc ces soixante-dix petites minutes (durée bien suffisante) en compagnie de spartiates en slip, avec pour tous décors quelques montagnes en carton-pâte. Non seulement le film n'est pas drôle, mais en plus il exploite en boucle les six mêmes gags du début à la fin.
Pour rire devant Spartatouille (titre éminement trompeur, aucune parodie de Ratatouille dans cette bouillabaisse filmique), il faut donc apprécier les blagues sur les mecs en slip, les sous-entendus grassement homophobes, les références aux émissions de télé-réalité (dont certaines inconnues en France), les vannes éculées sur les starlettes (de Paris Hilton à Lindsay Lohan), les fausses publicités sans gags et les numéros musicaux tout pourris. Et ce qui pourrait passer pour du comique de répétition n'est en fait que paresse totale de la part de deux types qui ont trouvé un filon (c'est que ce genre de chose trouve toujours son public) et se contentent désormais de l'exploiter sans même tenter d'être drôles. Mieux vaut évidemment passer son chemin et, quitte à se ruer sur des parodies vaseuses, choisir l'un des deux derniers Scary movie ou le récent Super héros movie. Pas des monuments d'hilarité, mais l'assurance de passer en tout cas des moments moins pathétiques que celui-ci.
1/10

7 juil. 2008

BALLES DE FEU

Et revoici Thomas Lennon et Robert Ben Garant, les deux affreux jojos de Reno 911, qui débarquent dans quelques salles avec un délire façon Shaolin ping pong. Sachant que l'auteur de ces lignes fut en son temps quatrième des championnats de l'Aisne de tennis de table en catégorie minime (la classe, hein ?), il devrait forcément produire un avis éclairé sur un tel film. Sauf que Balles de feu provoque surtout une terrible indifférence, tant les gags y sont vains et la petite balle blanche mal exploitée.
De délirant, le film n'a qu'un pitch hautement improbable, qui aurait dû être propice à un déferlement de blagues racistes, de gags bien stupides et autres joyeusetés. Dans l'ensemble, c'est surtout l'ennui qui prédomine, faute d'une veritable inventivité scénaristique et d'un acteur principal charismatique. Et puis il est toujours navrant de voir Christopher Walken se ridiculiser de film en film, comme s'il voulait se débarrasser coûte que coûte de son étiquette d'acteur intense et inquiétant. Heureusement que le quota féminin de Balles de feu vaut son pesant d'or, avec une Aisha Tyler des plus wahou et surtout une Maggie Q. donnant tout son sens au titre français (désolé), surtout lorsqu'elle tatanne le héros comme elle l'avait fait l'été dernier avec Bruce "McClane" Willis. Les amateurs de la belle peuvent se ruer sur un film qui lui ménage ses meilleures scènes. Les autres peuvent passer leur tour : il y a quand même d'autres lieux climatisés que le salles de cinéma.
3/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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