Affichage des articles dont le libellé est Garrett Hedlund. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Garrett Hedlund. Afficher tous les articles

14 janv. 2008

DEATH SENTENCE

Après Saw et Dead silence, James Wan délaisse l'horreur cradingue pour un genre à priori plus noble, le drame teinté de polar. Noir c'est noir. Très noir. Pour venger son fils, tué par de méchants braqueurs, un bon père de famille décide de se faire justice lui-même. Deux possibilités à partir de là : livrer un film digne offrant un regard humain sur la loi du talion (probabilité : 1%), ou offrir une apologie de la vengeance façon Charles Bronson, où la violence va crescendo (probabilité : 99%). Le choix de Kevin Bacon dans le rôle principal laissait un brin d'espoir. On y croit pendant une vingtaine de minutes, d'autant que la mise en scène de James Wan semble posée et réfléchie. Avant de réaliser que c'est bien à un film bourrin et sans cervelle que l'on va assister.
Pendant une bonne heure, si vous consentez à aller voir Death sentence, vous assisterez à un festival de fusillades, de petits meurtres vicieux et de rivières d'hémoglobine. Parce qu'il faut bien faire quelques pauses et se donner une contenance, Wan propose à intervalles réguliers une scène de drame, dans laquelle les parents et le frère du jeune homme disparu pleurent à chaudes larmes en bafouillant de très jolies banalités sur le thème "la vie c'est pas juste". Et puis hop, la violence reprend ses droits, dans une escalade toujours plus improbable et poisseuse. Il faut voir Kevin Bacon se raser le crâne pour aller tabasser toujours plus de petites frappes. Et prolonger encore et encore cette escalade complètement stupide. Wan se délecte de ces scènes d'action mal filmées, et l'on réalise que c'était là sa seule motivation pour réaliser le film. Le spectateur sera achevé par cette conclusion qui fait mine de condamner le héros tout en le glorifiant, comme un super Messie de la mort. Jolie manière d'essayer de tenter de satisfaire tout le monde. Mais personne n'est dupe : après 88 minutes l'an passé, Death sentence prend le relais pour promouvoir encore et toujours la peine de mort. Gerbant.
1/10

20 déc. 2006

ERAGON

Noël, c'est du monde dans les magasins, des aiguilles de sapin un peu partout et des gosses qui piaillent. Mais depuis quelques années, une tradition supplémentaire est venue s'ajouter à la liste : chaque Noël sort un gros machin d'heroic-fantasy sans âme ni saveur. Cette année, le machin en question s'appelle Eragon (c'est presque comme dragon sauf que non, voyez le genre), et il est assez gratiné.
Il suffit en fait de deux plans pour avoir envie de fuir à toutes jambes. Le premier est une longue déambulation dans le ciel en caméra subjective. D'un coup, hop, on baisse les yeux et on s'aperçoit que l'on est sur un dragon. Enfin, c'est l'intention qu'avait le réalisateur : en fait, le dragon en question est clairement un vague tube de cuivre repeint et décoré. C'est cheap.
Le deuxième plan nous montre John Malkovich. Visiblement éclairé par la lumière d'un frigo mal fermé, Malko nous offre un rictus pathétique nous faisant comprendre que les acteurs ne seront pas meilleurs que les effets spéciaux. Et ça ne fait que se confirmer tout au long du film, avec une palme à Robert Carlyle, vraiment nul, et à Gary Lewis, qui ne dit presque rien mais qui semble se croire dans une parodie du Seigneur des anneaux. Et ne parlons même pas de l'endive qui endosse le rôle-titre.
L'histoire? Boarf. Un jeune type de 17 ans découvre un jour un oeuf ressemblant à un gros Tic Tac (mais bleu). En sort un dragon (bleu lui aussi), dont il devient le maître et le partenaire pour faire la nique à un gros vilain nomme Galbatorix (mouhahaha). Bref, c'est sans intérêt aucun. Et c'est en voyant ce genre de pompe à fric (avec des suites potentielles, en plus) que l'on se convainc si besoin à quel point messieurs JRR Tolkien et Peter Jackson sont des gens très doués : leur trilogie était complexe mais compréhensible, habitée mais pas ridicule, âpre et magnifiquement filmée. Eragon en est le strict négatif et finit par ressembler à une mauvaise parodie. Mieux vaut garder ses sous pour faire un plus gros cadeau à sa mémé.
1/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz