Vide de contenu et de sens, The other man doit cette impression de néant à une très mauvaise idée de scénario, un gros leurre dont on ne découvrira la nature qu'à la fin, et qui contraint le réalisateur à n'aborder certains sujets qu'en diagonale, un traitement frontal risquant de rendre trop évidente cette révélation finale. En résulte un film sans incarnation, où les acteurs semblent aussi perdus que nous. Pas aidé par un rôle indéfendable, Antonio Banderas ne trouve jamais le moyen de s'en sortir ; pire, Liam Neeson est juste fantomatique, cherchant en vain sa place dans le film. Il faut sans doute remonter très loin dans sa filmographie pour le voir aussi peu à l'aise.
The other man aurait éventuellement pu être un beau drame, ou au moins offrir une belle confrontation entre deux hommes prêts à tout pour une même femme. L'affrontement se résume hélas à quelques parties d'échecs (ouah, la métaphore), entrecoupées de flashbacks difficilement justifiables sur la relation adultérine unissant les personnages de Laura Linney (pas mal, sans plus) et Banderas. Terriblement longuet, le film s'achève sur une scène de banquet passablement ridicule, qui condamne définitivement ce ratage à l'oubli.
The other man de Richard Eyre. 1h30. Sortie : 27/05/2009.
Critique publiée sur Écran Large.
1 commentaire sur “THE OTHER MAN”
Dis donc, ça cause cinéma ici ?
Bon, t'as vu, j'suis là...
Mais pas vraiment en fait.
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