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1 août 2008

PROM NIGHT - LE BAL DE L'HORREUR

En fait, Souviens-toi l'été dernier et Mortelle Saint-Valentin, c'est trop génial. C'est la terrible conclusion que l'on est forcé de tirer en soprtant de ce Prom night, slasher de bas étage aussi vide qu'affligeant. Rendez-vous compte : en une heure vingt, à peine quatre ou cinq tueries, expédiées en moins de deux par un réalisateur incapable. Nelson McCormick, c'est son nom, semble plus passionné par les histoires de crêpage de chignon qui prennent méga la tête des héroïnes de son film, toutes supra angoissées par le résultat imminent de l'élection de la reine du bal. On ne sait pas qui sera élue, mais on les nommerait bien gagnantes ex aequo s'il fallait élire la reine des connes. On a envie que toutes (et tous, pas de sexisme) meurent dans d'atroces souffrances, mais certains seront malheureusement épargnés ou butés négligemment, comme si les meurtres n'étaient pas le sujet principal du film.
Côté suspense, rien, nada, que dalle. Même pas cette micro excitation que crée toujours le whodunit, puisqu'ici tout le monde connaît l'identité du tueur avant même qu'il commence à frapper. On ne pourra même pas jouer avec ses potes au jeu toujours savoureux du "j'te parie dix sacs que le tueur, c'est machin". Et c'est bien triste. Quant à l'adage affirmant qu'un bon film, c'est d'abord un bon méchant, il est confirmé par la nullité égale de ce Prom night et de son bad guy de service, l'endive Johnathon Schaech. Star du That thing you do ! de Tom Hanks, il fut considéré il y a une douzaine d'années comme un grand espoir pour l'avenir. Tout le monde peut se tromper.
1/10

14 mars 2007

LE COME-BACK

Ça commence on ne peut mieux, par un clip façon eighties du groupe PoP, idole des foules d'antan. Ringarde à souhait, parodique tout en restant extrêmement réaliste, cette première séquence met la barre si haut que le film manque de ne pas s'en relever.
Il faut dire que Marc Lawrence n'est pas Richard Curtis. Mais, finalement, est-ce si gênant? Il suffit d'avoir Hugh Grant dans sa comédie romantique pour que les défauts du film soient immédiatement gommés. D'autant qu'il a hérité d'une partenaire de choix, Drew Barrymore, qui fait ici penser à une sorte de Sandra Bullock (Grant girl dans le précédent Lawrence, L'amour sans préavis) en plus bombasse, en plus drôle, en plus tout. Leur duo fonctionne à plein tube, et l'on se passerait presque de scénario. De sarcasmes répétés en réparties qui tuent, Le come-back tient debout simplement grâce au Lawrence dialoguiste et à l'abattage du couple vedette.
Si côté construction scriptique il n'a rien d'un foudre de guerre, Lawrence a au moins eu une idée de génie : faire de Hugh Grant un has-been sympa chargé d'écrire un tube en 48 heures pour une cousine spirituelle (?) de Britney et Shakira. Le monsieur n'ayant aucun talent de parolier, il fait appel à la fille-qui-arrose-ses-plantes. Ça donne de jolies variations sur les affres de la création, et une jolie lutte entre les pro-paroliers et les pro-compositeurs. Ensuite, même si le scénario patine un peu, on s'en cogne. Le charme ne peut être rompu, et le côté fleur bleue de l'ensemble (essayz donc de faire plus à l'eau de rose que la scène du concert) a même tendance à transcender la midinette qui est en nous (si si). On est furieusement favorable à une troisième collaboration entre Lawrence et Grant. Surtout si quelqu'un engage un vrai bon scénariste...
7/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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