
Parce que la place viendrait rapidement à manquer s'il fallait établir une liste exhaustive de tout ce qui fait la nullité cosmique de Gomez vs. Tavarès, on se contentera d'énoncer quelques éléments fort représentatifs de ce calvaire total. Saluons d'abord l'exploit de Titoff, qui détrône le Smaïn du Schpountz pour le titre de pire prestation comique de l'histoire. Une distinction qui semble ravir Paquet-Brenner, lequel semble avoir pensé sa dernière œuvre comme un croisement entre Miami vice et Taxi. À Michael Mann, il emprunte allègrement plans et ambiances, faisant joujou avec les filtres colorés comme un môme avec sa première boîte de feutres. À l'écurie Besson, il pique répliques, humour primaire et populisme de masse. Sauf que même le spectateur le moins exigeant en reste pantois, et l'on en viendrait presque à admirer le gros Luc pour sa capacité à fédérer des millions de gens devant ses productions, aussi grossières soient-elles.
Même pas foutu de bien filmer Noémie Lenoir, Paquet-Brenner ne tire absolument rien de son gros budget, et ne provoque que haut le cœur chez un spectateur furieux d'avoir perdu deux heures de sa vie dans ce charnier cinématographique.
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