
Le titre original,
Fun with Dick and Jane, collait bien mieux au film. Dick & Jane sont beaux, riches et heureux. Mais un scandale financier et un peu de précipitation les mènent tout droit au chômage. S'en suit un long déclin. Seulement voilà, comme le dit le titre, la joie demeure au sein de leur foyer, et de petits boulots en combines foireuses, Dick et Jane tentent de remettre le navire à flot. Puis, en dernier recours (mais seulement au bout d'une bonne moitié de film), décident de se mettre au braquage. Mais à vrai dire, on s'en fout. Car
Braqueurs amateurs est tout sauf une comédie de cambriole. Le film de Dean Parisot est à la fois une critique des dérives de l'
american way of life, avec maintes allusions grinçantes à l'affaire Enron, et une comédie à saynettes toutes destinées à mettre Jim Carrey en valeur (à moins qu'elle ne soient destinées à être mises en valeur par Jim Carrey). Et le grand Jim réalise une fois de plus un véritable festival : surexcité, omniprésent, polymorphe, il donne au film son éclat et son génie, bien aidé en cela par Tea Leoni (qui, si elle se contente de passer les plats, les passe plutôt bien). Mais quand le réalisateur de
Galaxy Quest recnontre celui de
40 ans, toujours puceau (au scénario), on est en droit d'attendre mieux qu'une succession de courtes scènes certes souvent drôles mais aussi très anecdotiques. Le divertissement est là, la satire aussi, mais le mélange pas assez bien réalisé pour que
Braqueurs amateurs apporte une vraie satisfaction au spectateur.
6/10
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