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1 août 2008

PROM NIGHT - LE BAL DE L'HORREUR

En fait, Souviens-toi l'été dernier et Mortelle Saint-Valentin, c'est trop génial. C'est la terrible conclusion que l'on est forcé de tirer en soprtant de ce Prom night, slasher de bas étage aussi vide qu'affligeant. Rendez-vous compte : en une heure vingt, à peine quatre ou cinq tueries, expédiées en moins de deux par un réalisateur incapable. Nelson McCormick, c'est son nom, semble plus passionné par les histoires de crêpage de chignon qui prennent méga la tête des héroïnes de son film, toutes supra angoissées par le résultat imminent de l'élection de la reine du bal. On ne sait pas qui sera élue, mais on les nommerait bien gagnantes ex aequo s'il fallait élire la reine des connes. On a envie que toutes (et tous, pas de sexisme) meurent dans d'atroces souffrances, mais certains seront malheureusement épargnés ou butés négligemment, comme si les meurtres n'étaient pas le sujet principal du film.
Côté suspense, rien, nada, que dalle. Même pas cette micro excitation que crée toujours le whodunit, puisqu'ici tout le monde connaît l'identité du tueur avant même qu'il commence à frapper. On ne pourra même pas jouer avec ses potes au jeu toujours savoureux du "j'te parie dix sacs que le tueur, c'est machin". Et c'est bien triste. Quant à l'adage affirmant qu'un bon film, c'est d'abord un bon méchant, il est confirmé par la nullité égale de ce Prom night et de son bad guy de service, l'endive Johnathon Schaech. Star du That thing you do ! de Tom Hanks, il fut considéré il y a une douzaine d'années comme un grand espoir pour l'avenir. Tout le monde peut se tromper.
1/10

21 juin 2007

LA COLLINE A DES YEUX 2

Signant le scénario de la suite du remake du film dont il avait tourné une suite qui n'a aucun rapport avec cette suite-là, Wes Craven prouve une fois encore qu'il est tombé bien bas. Sans être un chef d'oeuvre, La colline a des yeux version Aja brillait par son esthétique et par son aptitude à faire naître un vrai malaise. À côté, La colline a des yeux 2 a des allures de pisse de dromadaire. Tiède et rance.
L'unique bonne idée du film, c'est d'avoir pris pour cible une bande de militaires aussi cons que la moyenne, et de tout faire pour qu'ils pissent dans leur treillis en appelant leur môman. Ce choix est également l'occasion d'une nouvelle charge pachydermique à l'encontre des essais nucléaires, parce que quand même, scoop, les essais nucléaires, c'est sale. Pour ce qui est de l'horreur, quelques membres arrachés et quelques rares sursauts constituent l'essentiel de ce programme bien chiche. Quant au malaise... Pas assez courageux pour faire durer la scène de viol par un freak (passage obligé dans tout Hills have eyes qui se respecte), Martin Weisz ne tire jamais profit de la glauquerie de ses méchants et livre un produit de consommation de masse qui ravira sans doute les millions d'ados en chaleur qui se vautreront sur les fauteuils de la Fête du Cinéma, mais se révèle inapte à satisfaire l'amateur de vrais films. Le spectateur a des yeux...
3/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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