25 déc. 2009

Top 5 : Vincent Gallo

Cette semaine, Vincent Gallo est beau en noir et blanc dans Tetro.




Top 5 des films avec Vincent Gallo

01. The brown bunny (2003)
J'entends déjà des milliers de grincements de dents et de ricanements sans coeur. Pourtant, The brown bunny, c'est bien plus qu'une heure et demie de contemplation nombriliste avec fellation en prime : c'est avant tout l'autoportrait d'un homme (Vincent Gallo / Bud White) arrivé au stade ultime d'une dépression le poussant à peu vers le néant. L'image est somptueuse, Gallo égal à lui-même ; il n'y a qu'à se laisser porter par cette oeuvre d'une beauté absolue.


02. Buffalo '66 (1998)
Plus accessible que The brown bunny, Buffalo '66 est l'anti-comédie romantique la plus brillante qui soit. La mise en scène carrée a de quoi rendre chèvre - ah, la scène du repas de famille -, et si l'humour pointe régulièrement le bout de son nez, c'est pour mieux plonger Billy Brown - Gallo aime beaucoup les noms de couleurs - plus loin encore dans une solitude terrifiante. méprisé par ses parents, fui par les autres, il est à la fois détestable et attachant, petit être fragile et grand personnage de cinéma. Face à lui, Christina Ricci touche au génie dans un rôle prévu au départ pour Charlotte Gainsbourg - le grand amour, certes unilatéral, de Gallo.



03. Nos funérailles (1996)
Dans Nos funérailles, Vincent Gallo joue un mort. Un mort dont chacun se souviendra tour à tour, et qui fera naître des envies de vengeance chez ses proches. À la fois très proche et très éloigné des films de Scorsese, l'un des chefs d'oeuvre de Ferrara dépeint le mafieux sous son jour le plus intime, débarrassé du masque de gros dur qui empêche souvent de voir qui se cache en-dessous. Du coup, c'est bouleversant de bout en bout, d'autant que le casting (Walken, Del Toro et les autres) est absolument hallucinant.



04. Trouble every day (2001)
Vincent Gallo aime Claire Denis, passionnément. Et il ne se gêne pas pour le dire. Sa dernière apparition dans son cinéma remonte à ce Trouble every day sacrément dérangé, qui met aux prises des scientifiques et des fêlés, qui semblent aimer la chair plus que de raison. Et quand le style heurté de la cinéaste vient percuter un scénario aussi étrange, ça donne forcément un film beau et glaçant, aux montées de violences capables de vous pétrifier sur place.



05. Arizona dream (1992)
La seule escapade américain de Kusturica - en attendant un Pancho Villa qui pourrait relancer sa carrière au point mort - est cet Arizona dream marqué par la marginalité et la folie douce de ses personnages. Au coeur de cet étrange univers, un personnage irradie l'ensemble : Paul Léger (sic), qui aimerait être Cary Grant dans La mort aux trousses mais n'est finalement qu'un triste sire à la vie savamment ratée. Onirique et plombant à la fois.

2 commentaires sur “Top 5 : Vincent Gallo”

Pascale a dit…

Désolée, les bonnes résolutions je les tiendrai en janvier.

Mais comme il s'agit du plus grand acteur du monde dans le plus grand film de tous les temps, je ne peux laisser dire qu'il est poussé à peu...

"le poussant à peu"

Inutile a dit…

Pas vu Tetro, mais les 5 autres oui.
Un penchant pour Nos funérailles pcq Ferrara-Walken oblige.
En fait je ne pense pas aimer Gallo mais j'aime ses films et ceux dans lesquels il a tourné ... bizarre.

 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
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