27 nov. 2009

Top 5 : Albert Dupontel

Cette semaine, Albert Dupontel joue les vilains dans Le vilain.




Top 5 des films avec Albert Dupontel

01. Un héros très discret (1996)
Ce héros-là n'a pas fière allure, mais il louvoie avec tant de brio qu'on ne peut finalement que l'aimer. Le meilleur film de Jacques Audiard est le palpitant portrait d'un menteur, qui s'invente notamment une carrière de militaire et finit par devenir une valeur sûre de la Résistance. Tout cela grâce au capitaine Dionnet, incarné par Dupontel, qui lui aura appris auparavant comment bien jouer la comédie. Un film drôle, fort, élaboré mais pas poseur, qui ne se dépare jamais d'une certaine simplicité.



02. Irréversible (2002)
Cela lui a peut-être donné quelques idées pour ses propres films : dans Irréversible, Albert Dupontel manie l'extincteur avec une dextérité incroyable. Broyé dans le mixeur infernal de Gaspar Noé, on se rappelle surtout de lui dans la très drôle scène du métro, où il tente de comprendre pourquoi Monica Bellucci lui a préféré Vincent Cassel. Une scène qui survient avant/après le fameux drame au centre d'un film aussi virtuose que dégueulasse, dont la mise en scène est le fascinant personnage principal.



03. La maladie de Sachs (1999)
Profil bas pour un Dupontel souvent sanguin : dans le dernier bon film de Michel Deville, il campe un médecin investi, impliqué, dont les consultations successives finissent par construire le portrait. Celui d'un homme rongé par la douleur des autres, qui tente de l'absorber du mieux qu'il peut mais se retrouve à la fois plombé par la détresse de ses patients et par son incapacité à tout guérir. Par petites touches, l'air de rien, Deville compose un film intelligent et extrêmement émouvant et offre à Dupontel l'une de ses meilleures prestations.


04. Le convoyeur (2003)
Tony Musulin avait-il vu Le convoyeur avant de tenter sa chance ? Peut-être. Mais si le film de Nicolas Boukhrief ne donne pas forcément envie d'aller braquer un fourgon blindé, il constitue une sacrée dose d'adrénaline et un très gros morceau du polar français des années 2000. Mené par un casting incroyable (outre Dupontel, Dujardin ou Boisselier sont exceptionnels), magnifié par une mise en scène sèche, bleutée et virtuose, c'est un grand moment de noirceur et de suspense, qui ne baisse pas le pied avant le générique de fin.


05. Le créateur (1999)
Si Dupontel semble aujourd'hui faire toujours un peu la même chose, c'est parce qu'en deux films (Bernie et Le créateur) il semble avoir brillamment fait le tour de la question, grâce à deux personnages extrêmement différents mais réunis par une même folie destructrice. Au moins aussi jouissif que Bernie, Le créateur est aussi mieux mis en scène, ce qui lui donne des allures d'opéra baroque sous acide. On y tue des chats, des vieilles, des Bretons, avec le même plaisir enfantin certes, mais toujours sous l'oeil d'une caméra alerte et réfléchie. Il n'a pas fait mieux depuis.

4 commentaires sur “Top 5 : Albert Dupontel”

La Bestiole a dit…

Ça me paraissait bizarre de voir "Deux jours à tuer" dans ton classement, mais c'est une petite erreur de ta part ;o)

Et y'a pas Bernie? Il est certes un peu brouillon mais tellement magique... A quand la critique du Vilain?

Marinette a dit…

C'est sûr que "Deux jours à tuer" fait tâche, ce n'est pas toi qui avait parlé de terrorisme émotionnel à propos de ce film ? Tout à fait d'accord !

Rob a dit…

Je ne suis pas si fan de Bernie. Sans véritable raison.
Erreur d'affiche, au début j'avais prévu un top 5, j'ai changé mon fusil d'épaule, mais j'ai mélangé les URL...
Critique du Vilain lundi. Mention bof.

dasola a dit…

Bonsoir Rob, oui, oui, Le Vilain est moyennement bien. Je m'attendais à autre chose. En revanche, je suis fan de Dupontel dans Un héros très discret et La maladie de Sachs. J'ai détesté le Convoyeur. Bonne soirée.

 
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