Collègues, potes de vidéo-club, voisins de paliers, paternel : au final, Jusqu'à toi fait de tous les protagonistes des êtres gentils mais pathétiques, dont certains rêves aboutiront peut-être, mais dont l'existence sera placée à jamais sous le signe de la morosité. C'est gai. Au milieu de tout ça, un argument nous rappelle qu'il s'agit - sur le papier - d'une romance : la frenchie et le ricain se croisent, se cherchent, se recroisent jusqu'à l'inévitable instant où la vraie rencontre aura enfin lieu. Cette course éperdue vers le véritable amour devrait être pleine de joie, d'espérance ; mais, à part une séance d'autoportraits du côté de Mélanie Laurent, le reste s'apparente plutôt à un long chemin de croix. Elle déprime au bureau en se répétant que l'amour n'existe pas. Il cafarde à l'hôtel sans bagages ni repères. On a sincèrement envie de les plaindre, de les prendre dans nos bras comme on le ferait pour un ami qui va mal.
La léthargie des personnages se retrouve dans le rythme du film : Jusqu'à toi ne décolle jamais vraiment, accumulant des saynettes souvent trop courtes comme pour meubler avant de passer aux choses sérieuses. Et lorsqu'arrive enfin le moment de la rencontre, il se produit quelque chose, discrètement mais sûrement. Pas vraiment guillerette et trop tardive, cette reprise en main des personnages et du film n'a malheureusement guère d'effet sur l'impression d'ensemble : celle d'avoir passé un moment pas foncièrement désagréable mais sincèrement plombant en compagnie de deux anges livides, Mélanie Laurent et Justin Bartha, dont la délicatesse est touchante mais dont le manque de combattivité fiche sacrément le bourdon.
Jusqu'à toi de Jennifer Devoldere. 1h20. Sortie : 29/07/2009.
6 commentaires sur “JUSQU'À TOI”
Merci pour la dédicace ;)
C'est justement ce que j'aime dans le film, le côté un peu triste. Comme tu dis, on a envie de les prendre dans nos bras.J'aime les petites longueurs qu'il y a, c'est vriment intime. J'aime ce couple. Vraiment une belle surprise de mon côté.
T'es trop sentimental "Mon Gras", c'est vrai qu'ils sont tristouilles les tourtereaux. Si c'est ça l'amour ???
J'irai même jusqu'à dire qu'on n'y croit pas trop à leur rencontre.
Et puis sa déception quand elle s'aperçoit qu'il n'a pas lu LE livre... quelle connerie !
Pour certains handicapés des sentiments comme moi, l'amour c'est malheureusement souvent ça.
Et la réaction du livre, c'est le genre de truc immatures qu'il m'est déjà arrivé de ressentir. Bon voilà quoi en gros ce film a parlé au dépressif bloqué dans le fantasme que je suis :p
Pauvre ti "gras" va. T'inquiète ça viendra, sauf que t'es quand même un peu contagieux, tu vas faire peur à tout le monde avec cette histoire... :-)
Mais 'chaque pot a son couvercle' comme disait Thérèse qu'avait pas un physique facile, contrairement à toi.
Bon t'inquiète, moi aussi, fût un temps je les trouvais niaiseux ces mecs qu'avaient pas lu tous les Martine... Et puis ça passe. On met la barre un peu plus bas. J'en ai même supportés qui n'aimaient pas Adamo !
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Bon, numéro 6, t'as rien vu aujourd'hui ???
J'ai vu "L'arnaque machin chose"... j'ai bien aimé, sauf des fois j'aimais moins.
Demain je vais voir Soie. Tant pis.
Et après je n'ai STRICTEMENT PLUS RIEN à voir avant les sorties de mercredi prochain !
Chié.
Tu vas pas voir G.I. Joe ? Moi non plus.
Aujourd'hui je devais voir Little New York & Une arnaque presque parfaite, et finalement nada. À cause d'un embouteillage monstre qui m'a fait passer près de 4 heures atroces pour un tout petit trajet. Donc, là, j'ai choisi de décompresser... à domicile et à la Grimbergen. On verra demain.
Je peux t'appeler Poulidor ?
Fais pas ta sucrée, appelle moi Poupou (toute mon enfance !!!).
GI Joe ??? Je pense pas non.
Hier j'ai vu la Faune qui entrait dans la salle, j'étais PTDR.
Le parisianisme des fois ça craint.
Z'ont sûrment pas ce problème dans le Sud Ouest !
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