Et on les comprend presque, ces gens, qui se gaussent d'une chute de Catherine Frot ou d'une vanne d'André Dussollier. En revanche, on ne les envie pas une seconde. C'est que toutes ces envies de décalage et de singularité sont tuées dans l'oeuf par l'inénarrable lourdeur du style Thomas. Incroyablement inesthétique (on parle bien de la mise en scène, pas des décors servant au film), Le crime est notre affaire est également le machin le plus téléphoné qui soit. On voit arriver les bons mots une demi-heure avant (l'exemple le plus parfait étant la consternante scène qui clôt le film), on est consterné par la fadeur des personnages et de leurs interprètes, on a envie d'étriper Frot et Dussollier, au-delà de la caricature... Seules les apparitions de Claude Rich en vieux grigou ont quelque chose de réjouissant. Mais c'est peu. Alors évidemment, on entendra dire çà et là que ce côté un peu foireux est totalement voulu, que Thomas sait exactement ce qu'il veut et qu'il n'a pas son pareil pour livrer des films rustiques et attachants. On peut également affirmer que Le crime est notre affaire est juste un film de vieux, pour vieux, sentant le renfermé et la naphtaline. En tout cas, ça n'est pas du cinéma.
3/10
2 commentaires sur “LE CRIME EST NOTRE AFFAIRE”
Il est vrai que je suis vieille... Je n'ai apprécié QUE les numéros de Catherine Frot et André Dussolier.
Celui ou ceux que j'ai eu envie d'étriper par contre sont Claude Rich (libidineux et deux fois le coup de la soupe qui fait slurp... merci) et Annie Cordy.
Quant à Chiara et Melvil, je ne les avais jamais vus aussi éteints !
Bjr,
Un peu sévère la note, y suis allé avec ma maman (> 80ans), beaucoup de seniors dans la salle, et ben ça leur a plu, et comme notre destin à tous c'est de vieillir, soyons indulgents avec ceux qui aiment et proposent ce genre de cinéma.
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