Joshua est un drame avant d'être un thriller, puisque si évènements malheureux il y a, c'est à la toute fin du film, comme le résultat des multiples tensions et suspicions mises en jeu dans la première heure. La force de Ratliff, c'est d'arriver à faire monter une tension insidieuse et suffocante à partir d'un tout petit nombre d'éléments : quelques mélodies au piano, les pleurs d'un bébé, et surtout le regard perçant de ce gamin surdoué et dont la seule présence suffit à provoquer un vrai malaise. À partir de là, Joshua étend sa toile avec une vraie malice, utilisant les codes du film fantastique sans jamais avoir l'air d'y toucher. S'il est toujours dangereux de manier le sous-entendu du début à la fin d'un film, celui-là y parvient assez brillamment, renvoyant le spectateur chez lui avec une vraie angoisse : et s'il donnait la vie à un gamin aussi tordu que celui-là ? Mieux vaut croiser les doigts et espérer que cela n'arrive que dans les films.
7/10
3 commentaires sur “JOSHUA”
Chier.
Il est pas sorti chez moi.
Sam Rockwell m'électrocute !!!
Du coup je me suis tapée Chateaubriand...
Enfin, façon de causer !
Il est merveilleux.
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