Tout est dit : à mi-chemin entre John Hughes et Jason Reitman, mais avec une sacrée louche de Sundance en plus, Nick & Norah's infinite playlist (on ne s'en lasse pas) est un petit régal, d'autant que son esprit pop joyeusement mélancolique s'accompagne d'une histoire d'amour dont la beauté réside pour une fois dans son aspect totalement prévisible. On le sait bien, que Nick et Norah vont finir par s'aimer, s'aimer très fort, que ce soit pour la nuit ou pour la vie. Mais eux aussi le savent, et le caractère inexorable de cet amour à venir a quelque chose de follement grisant, ramenant chacun à ses émois d'adolescent.
Le point faible du film, c'est malheureusement sa tendance à la digression, le scénario déviant parfois vers des histoires secondaires moins exaltantes. Bien que cela donne lieu à quelques scènes assez drôles, on se moque un peu de voir une amie de Norah, complètement bourrée, déambuler dans la ville à la recherche de ses potes et multiplier les embûches. Cela empêche certainement Nick & Norah's infinite playlist (allez, c'était la dernière fois) de devenir complètement magique, d'être LE film indé romantique du début de siècle, LE petit objet pouvant devenir complètement culte dans quelques années. Mais, grâce à un Michael Cera toujours aussi aérien et à une Kat Dennings singulière comme il faut, c'est tout de même un vrai petit délice, à consommer sans modération avant d'aller s'acheter la bande originale (une BO contenant un titre des Shout out louds est forcément une bonne BO).
7/10
(autre critique sur L. aime le cinéma)