Affichage des articles dont le libellé est Carrie-Anne Moss. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Carrie-Anne Moss. Afficher tous les articles

22 août 2007

PARANOÏAK

Comme bien souvent, le Disturbia de la VO est devenu un improbable Paranoïak en "français". Pourtant, ce drôle de titre semble presque cohérent en regard du film de DJ Caruso, qui mêle film pour ados (blagues potaches, parents relous, galères de ouf) et gentil thriller un peu hi-tech. Comme si Alfred Hitchcock livrait une version totalement détachée de Fenêtre sur cour. Que ce soit bien clair : Paranoïak n'est pas un film qui fait peur. Le mieux, c'est que ça semble volontaire. Sans doute échaudé par une expérience malheureuse dans le domaine du thriller (Taking lives), Caruso a privilégié la fraîcheur au frisson. Et trouve en Shia LaBeouf (mais quel nom affreux) un héros d'exception, ado à la gueule d'adulte (ou le contraire).
Paranoiak est un film extrêmement agréable, qui remplit parfaitement des objectifs assez modestes. Dans la première partie du film, on voit le héros, reclus chez lui, bracelet électronique à la cheville, s'occuper comme il peut à coups de XBox, d'émissions stupides et de petits jeux débiles. Tellement confortable qu'on se serait presque contenté de ça pendant une heure et demie, comme un week-end vautré sur un vieux canapé à ne rien foutre avec ses potes. Il faut dire que la partie thriller, qui monte lentement en pression, n'est pas la plus réussie, ni dans le fond ni dans la forme. On s'en moque : idéal pour finir cet été météorologiquement amorphe, Paranoïak est un joli petit produit de consommation.
6/10

1 mars 2007

SNOW CAKE

Parce qu'il se sent responsable de la mort de sa fille (décédée dans un accident après qu'il l'ait prise en stop), Alex Hughes frappe un jour à la porte de Linda Freeman pour lui exprimer sa culpabilité et ses regrets.
Problème : Linda est autiste. Pas comme Bob De Niro dans L'éveil, non. Linda a beau vivre dans son monde intérieur et ne rien ressentir, elle est bavarde comme une pie et finit par l'accueillir. Snow cake raconte les quelques jours passés par Alex chez Linda ; juste le temps pour eux d'établir une relation plus intime et confortable. On nage donc en plein mélodrame : sauf que le réalisateur Marc Evans possède la pudeur et la distance nécessaire pour que jamais Snow cake ne devienne une grosse meringue larmoyante et complaisante. Pas question que Linda sorte miraculeusement de son autisme, ni qu'Alex devienne une sorte de Messie en rendant tout le monde meilleur. Il s'agit simplement de la rencontre entre plusieurs personnages aux psychologies décalées, qui vont tenter de se remettre en phase. Lorsqu'Alex fait la connaissance de la charmante voisine et qu'une vraie complicité s'installe entre eux, on craint un temps que tout cela ne finisse dans une pluie de roses avec morale dégoulinante. Mais non : jusqu'au bout, le scénario gardera la maîtrise nécessaire pour ne pas devenir agaçant.
Évidemment, Snow cake doit beaucoup à ses interprètes : si Sigourney Weaver campe une autiste parfaite, sans envie d'Oscar brillant au fond de ses yeux, c'est finalement Alan Rickman qui crève l'écran, trouvant enfin un vrai rôle à sa mesure, vingt ans après s'être fait châtier par Bruce Willis dans Die Hard.
6/10
 
"Bienvenue au royaume du pisse-froid inculte qui est au cinéma ce que Philippe Manoeuvre est au rock" (© Trollman)
© 2009 TOUJOURS RAISON.. Tous droits réservés
Design by psdvibe | Bloggerized By LawnyDesignz