Avant tout destiné aux enfants, Astro Boy n'a pourtant rien d'un calvaire pour les plus âgés : à un humour bon enfant mais pas trop niais répond une intrigue simple mais pas angélique, où le personnage principal est régulièrement maltraité. Pensez donc : Astro est un petit robot créé par un ingénieur à partir du souvenir de Toby, son fils récemment disparu. Persuadé d'être Toby, rapidement rejeté par un géniteur qui ne supporte pas que lui soit renvoyée l'image de son fiston, Astro est soudain livré à lui-même. Comme dans la plupart des grands classiques de chez Disney, le scénario ne prend pas les enfants pour de petits êtres fragiles et stupides, et n'hésite pas à introduire des évènements dramatiques pour provoquer action et réactions. Et c'est assez réussi : rythmé, rigolo, plein de surprises, Astro Boy fait le boulot.
Le film de David Bowers bénéficie en outre d'un rendu visuel franchement épatant, pratiquant une 3D modeste mais aussi impressionnante qu'attachante. Le rendu des humains est moyennement convaincant, mais Astro et les potes robots qui l'entourent sont absolument parfaits. « Spectaculaire, drôle et touchant », dit sur l'affiche le Journal de Mickey, référence absolue en matière de cinéma. L'hebdomadaire préféré des morveux résume bien les qualités de ce film familial mais pas populiste, apparemment plutôt respectueux du matériau de départ mais jamais paralysé par l'enjeu que représente une adaptation. Le fait que le film balance du Supergrass (le fameux Alright) en illustration musicale montre bien sa liberté de ton. En ces temps de calibrage total, c'est déjà ça de pris.
Astro Boy de David Bowers. 1h35. Sortie : 09/12/2009.
Laissez le premier commentaire sur “ASTRO BOY”
Enregistrer un commentaire