Capitalism : a love story montre à quel point la méthode Moore n'a pas changé : mélanger l'air de rien cas particuliers et généralités, petites anecdotes et vrais drames, pour donner l'impression que tout, absolument tout, est d'une gravité égale. Dans ce cinéma de l'amalgame, on atteint par endroits des sommets de sensationnalisme mal placé. C'est d'autant plus regrettable que le réalisateur nous rappelle, à travers une poignée de séquences, qu'il est un pédagogue hors pair. Sa façon de décrypter le plan Paulson et ses rouages en est un exemple criant : sans en faire des caisses, Moore nous en apprend plus en cinq minutes que certains reporters en trente. Seulement voilà : loin de se contenter d'un statut de professeur idéal, Moore voit plus loin, et c'est ce qui cause sa perte.
Il succombe ainsi aux sirènes du « c'était mieux avant » en affirmant sans ambages qu'avec Franklin Delano Roosevelt aux commandes à la place de George W. Bush, les États-Unis s'en tireraient beaucoup mieux aujourd'hui. Montrant La Nouvelle-Orléans ravagée par Katrina, et en particulier les riverains coincés sur les toits de leurs maisons immergées, il nous la joue café du commerce avec un « pourquoi c'est jamais Maddof et les autres sur le toit ? ». Et achève de nous faire rire à ses dépens quand, à plusieurs reprises, il insiste sur le fossé se creusant entre pauvres et riches... et s'inclut sans frémir dans la première catégorie, usant et abusant d'un « nous » irritant et intolérable. Le descendant d'ouvriers de Flint, Michigan sait sans doute de quoi il parle lorsqu'il évoque les effets du capitalisme sur le quotidien des petites gens. Il n'empêche que sa façon de geindre à l'écran est devenue insupportable.
Capitalism : a love story de Michael Moore. 2h06. Sortie : 25/11/2009.
7 commentaires sur “CAPITALISM : A LOVE STORY”
Mais à quoi sert ce blogspot?
Je me poses souvent la question quand je vois le tout et n'importe quoi qu'on y trouve mais la on atteint des sommets...
Un peu trop sur de soi ici, dès la 1ere ligne de la lecture ca transpire... dès le nom de ce "site" qui n'en est pas un.
Tu critiques des gens qui ont le mérite de se bouger le cul un minimum, et tu leur tape sur les doigts parce qu'ils le font mal... super inutile et inconstructif ton avis.
Désolé c'est mon avis ca va pas te plaire non plus, inventes toi encore tes raisons.
Tout à fait d'accord.
Blog nul, critique qui se la pête vraiment trop et qui n'apporte rien. Il y avait tellement de critiques intéressantes à faire sur ce film.
Enfin j'irai pas voir ce que ce blog va sortir sur "La fin de la pauvreté ?" Je préfère en parler avec d'autres.
Super nul même...
Et sinon, vous avez vu le film ?
C'est trop facile de ne voir que jusqu'au bout de son nez. Il faut accepter au contraire ces fims qui essaient de nous réveiller et de voir le monde tel qu'il est et non tel qu'on veut nous le faire voir.
Et encore il est soft par rapport à ce qui se passe vraiment. Ce blog est à l'image de la majorité des gens qui sont basiques et qui ne voient que ce qui les arrange.
Très triste...
Hacker ce site please !!!!
celui qui a cree ce blog merite de finir a la rue , voler par les banques et employeur malhonnette...
jespere que tes sterile histoire de pas pouvoir cree de futur merde au monde.. y en a deja assez :)
Oui, la démarche de Moore est louable, mais la forme utilise des outils (simplification, raccourcis, succession d'images symboliques sur fond de parti pris politique) qui nuisent complètement aux intentions de départ. Le film devient aussi fin qu'un hamburger géant. Et c'est dommage car il est, en effet, très pédagogue (l'explication concrète d'un subprime).
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