15 nov. 2009

BIENVENUE À ZOMBIELAND

On peut difficilement présenter Bienvenue à Zombieland autrement que comme une comédie avec des zombies. C'est pourtant réduire le film de Ruben Fleischer à ce qu'il n'est pas, c'est-à-dire un enchaînement de gags doublé d'un hommage au film de morts-vivants. À aucun moment le film ne se met à faire des courbettes à Romero ou Fulci ; jamais il n'essaie de s'amuser avec les codes du genre, comme put le faire le savoureux Shaun of the dead en son temps. La présence des zombies n'y est pas considérée comme quelque chose d'exceptionnel, mais comme un fait accompli, presque banal, faisant partie du quotidien des humains restés en vie. Le film se présente comme un road movie à l'américaine, dans lequel une poignée de personnages font un bout de chemin ensemble pour s'entraider et passer le temps.
L'une des grandes idées du film est de décrire la planète comme un gigantesque terrain de jeux. Ainsi, le traditionnel plan de la Terre vue de l'espace montre un globe où ne subsistent qu'un terrain de football, un parc d'attraction et quelques autres babioles. D'une part parce qu'en ces temps de chaos social, la seule chose à faire est de s'amuser ; d'autre part parce que l'ennui est un pire ennemi que les zombies. Entre deux montées de tension, on regarde S.O.S. Fantômes, on cherche des Twinkies (barres patissières bien grasses) et on se tape un tour de montagnes russes. Histoire de faire le lien avec la vie d'avant. Bienvenue à Zombieland prône l'amusement avec mélancolie, le capharnaüm universel n'étant pas prêt de s'arranger.
Reste qu'il s'agit d'un film très drôle, qui respecte les codes du film de zombie mais crée également les siens de façon très ludique. Dans un découpage façon planche de comics, le début du film expose les règles fixées par le jeune héros dans un but de survie. Redoubler de vigilance aux toilettes, mettre sa ceinture de sécurité... des consignes anodines mais essentielles, qui donnent lieu à une série de situations dont le comique fait mouche. Démarrant dans la comédie sur les chapeaux de roues, le film a ensuite tendance à se calmer, refusant le gag pour le gag et privilégiant le comique de situation. La rencontre entre Columbus - Jesse Eisenberg, révélation d'Adventureland - et Tallahassee - Woody Harrelson, who else - est un grand moment comique, tout comme la séquence où les héros débarquent dans le pavillon de XXX*. Oui, le vrai XXX*, l'acteur, qui interprète ici son propre rôle et confirme son statut d'artiste décalé et irrésistible. Les scènes où il apparaît, originales et inattendues, sont à l'image de ce film moins simplet que son titre, qui frustre par sa courte durée et donne envie de revoir tous ces personnages au format série télé afin d'en profiter davantage.
* Cette apparition étant apparemment destinée à constituer une surprise pour le spectateur, le nom de l'acteur concerné vient être remplacé par XXX. Mieux vaut tard que jamais.




Bienvenue à Zombieland (Zombieland) de Ruben Fleischer. 1h20. Sortie : 25/11/2009.

6 commentaires sur “BIENVENUE À ZOMBIELAND”

Pascale a dit…

T'as pas mis d'étoiles ???

J'en profiterais encore moins en formant série télé mon cher !

Les Zombies, c'est bien ces machins qui crèvent la dalle et qui avancent doucement en faisant des gros yeux ?

Pascale a dit…

AU format, scuze !

Rob a dit…

Les fautes, ça m'insupporte. Fais attention.

Pascale a dit…

o pardont !

vraimens aucune indulgeance !

Niko a dit…

Ah ben des fois t'arrives à écrire des critiques qui font plaisir quand même!!!

Ça fait rudement plaisir de revoir Woody dans tout plein de projets!

Unknown a dit…

Ahah il m'a fallu le temps pour le voir celui là, mais pas déçu du tout !

 
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