Le premier point fort de The descent était donc le réalisme de cette immersion totale dans cet univers fait de grottes sombres et irrespirables, où se jouaient histoires personnelles puis batailles pour la survie. Évoluant sensiblement dans les mêmes décors, The descent : part 2 ne recrée jamais ces sensations oppressantes. D'abord parce que le réalisateur Jon Harris, trop pressé, enchaîne les plans trop rapidement et ne nous laisse jamais le temps de prendre nos marques et de prendre conscience de l'exiguïté des décors. Ensuite parce que, dans leur parcours, les personnages ont cette chance étonnante de pouvoir évoluer presque tout le temps debout, rampant assez peu dans des tunnels ou des salles microscopiques qui sont pourtant de pure moteurs d'effroi.
Et puis il faut bien l'avouer : ces personnages, on s'en moque. Réduits à leur simple fonction (flics, guides, témoins), même pas liés par un passé commun, ils dont simplement office de nourriture potentielle pour les inquiétants locataires des lieux. Leur sort nous indiffère rapidement, puisqu'ils sont soit transparents, soit totalement antipathiques. Quant à Sarah, la survivante du premier épisode (ou en tout cas de la fin américaine du premier épisode), on sent que le scénario tente d'en faire une nouvelle Ellen Ripley (ou une Laurie Strode) en montrant qu'elle n'a désormais plus peur de rien et qu'elle connaît les sales bestioles comme sa poche. The de2cent fait d'ailleurs penser à Aliens ou Halloween 2, suites n'ayant retenu des chefs d'oeuvre passés que leur concept et pas leurs idées, transformant l'univers hérité en un simple défouloir pour réalisateurs bourrins.
On regrette amèrement la dimension humaine de The descent, évidemment impossible à reproduire ici : aidé par un scénario bien fichu, Neil Marshall y montrait à quel point l'être humain peut être son propre pire ennemi, plus vicieux que n'importe quel monstre rôdant dans les parages. le principe est repris en quelques minutes à peine, le temps de faire réapparaître un deuxième personnage issu du premier film, improbable survivante dont les retrouvailles avec Sarah sont assez salées. Il y a bien dans The descent : part 2 quelques petits moments de peur - l'obscurité et quelques monstres bien fichus, ça aide -, mais ça n'était de toute façon pas suffisant pour atteindre les sommets d'un The descent dont on espère qu'il ne subira pas l'affront d'une autre suite.
The descent : part 2 de Jon Harris. 1h33. Sortie : 14/10/2009.
4 commentaires sur “THE DESCENT : PART 2”
Ah ouais c'est vrai c'est censé être un film de spéléo... avec de l'horreur.. pourquoi j'ai rigolé comme ça alors ? à cause de la 36ème chambre de Shaolin... oups j'serais pas en train de spoiler moi :D
Sérieux, rien que l'idée d'une suite, quand on n'a pas vu le montage US du 1er, est ridicule... ça vient anéantir la puissance de ce premier épisode (bon dieu, quelle fin quand même!!!).
Du coup, je boycotte ce Descent 2!
C'est clair que cette suite est aussi inutile qu'ennuyeuse. Dès fois, les producteurs devraient comprendre que certains concepts ne sont fait que pour un film et ne l'effet ne marche plus ensuite.
Pareil je boycotte. Je n'ai pas l'âme d'un rebelle mais je pourrais finir par partir en campagne contre ses suites en forme de remake américain ;) Je resterais donc également sur le premier, sur ces yeux cachés et ces ongles rongés :p
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