Le titre français a l'air très stupide, et il l'est un peu, mais pas tant que ça : avec son T-Rex en rogne et ses reptiles humanoïdes avides de pouvoir, Le monde (presque) perdu lorgne à la fois vers l'épopée jurassique de Spielberg et la SF de Conan Doyle... ou presque. Car un film dont les héros sont Danny McBride - aaah, Eastbound and down - et Will Ferrell - qu'on ne présente plus - ne peut pas être tout à fait sérieux. Ni très crédible. Les deux hommes sont les principales attractions du film, se livrant à un concours permanent pour le titre de plus gros tocard du moment. Il est assez difficile de trancher tant ils partagent cette faculté d'être à la fois pathétiques et hilarants. Au milieu de ce combat des chefs, la douce Anna Friel a un peu de mal à exister, mais on l'excuse bien volontiers.
Les spectateurs les plus désorientés risquent d'être les plus jeunes, frustrés par un humour pas forcément adapté à leurs attentes et par un manque d'action assez criant. Ne pas s'attendre à du frisson : le tyrannosaure a beau être très méchant, il est d'abord utilisé pour valoriser le ridicule du scientifique incarné par Ferrell ; de même, le crabe géant qui s'apprête à attaquer les héros sera buté en deux secondes, et par accident, avant de leur servir de repas pantagruélique. Tout à tout agaçant et délicieux, Le monde (presque) perdu est loin d'être une immense réussite, a du mal à justifier son budget, mais tire profit de son aspect toc et rétro sortant de l'ordinaire.
Le monde (presque) perdu (Land of the lost) de Brad Silberling. 1h41. Sortie : 26/08/2009.
2 commentaires sur “LE MONDE (PRESQUE) PERDU”
ça me gave les gens qui perdent leurs affaires, même presque et la tronche à trucmuche là, elle me revient pas !
Tu m'en voudrais si je passais mon tour ?
Sérieusement... je n'avais pas vu un tel nanar depuis une décennie. Mais les enfants ont beaucoup ri (et oui... comme quoi !)
Même si c'était en vo non sous titrée
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