Si Being W. est sans doute moins insupportable que Dans la peau de Jacques Chirac, Ségo et Sarko sont dans un bateau et Starko !, tous bâtis de la même manière, cela tient uniquement au fait que le personnage central n'est pas français. Conséquences directes : la voix off est immédiatement plus supportable, puisqu'on est moins réceptif à la qualité de l'imitation, et les images d'archives semblent moins éculées puisqu'elles ont été relativement peu utilisées dans les journaux français. Pour le reste, Being W. ne vaut pas mieux que les films précédents, notamment à cause de sa construction très schématique. Le début (entre dix et trente minutes selon le potentiel du sujet) constituent une sorte de bêtisier potentiellement drôle. Et c'est vrai que Bush possède un vrai talent comique (malgré lui ?). Puis, tremblez, Royer et Zéro nous annoncent que le clown a des responsabilités, et que la politique est trop grave pour être confiée à des rigolos. Pour la subversion et la finesse analytique, on repassera. Et on filera plutôt voir le film d'Oliver Stone, qui signe un joli réveil après quelques années de léthargie crasse.
4/10
1 commentaire sur “BEING W. - DANS LA PEAU DE GEORGE W. BUSH”
Plutôt déçu par ce documentaire...on apprend rien de plus. L'aspect "archivage" occulte tout le côté satirique dont fait preuve Karl Zéro d'habitude... Dommage!
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