La force du film de Palansky, c'est qu'il ne se cantonne pas à un genre mais explore au contraire diverses pistes, de la comédie romantique jusqu'au fantastique, évitant ainsi d'être sans cesse comparé aux monuments cités plus haut. Porté par une Christina Ricci extrêmement convaincante à défaut d'être repoussante, le film est assez charmant (du moins dans sa première partie) à défaut de captiver vraiment. Malheureusement, le basculement vers le féerique a tendance à lui nuire, l'histoire autour de la conjuration du sort de Pénélope étant résolue avec une rare mollesse.
Avec ses quelques bizarreries et son ton désenchanté (symbolisé par le personnage du toujours excellent Peter Dinklage, un "homme de petite taille" insidieusement attiré par l'anomalie de la jeune femme), Pénélope fait tout de même penser à du Burton, la mise en scène en moins. Il y a dans tout ça un petit côté Big fish qui ne devrait pas déplaire aux fans les plus intégristes du monsieur. Et si le spectateur reste sur sa faim devant le manque de fantaisie de l'ensemble, il ne devrait pas regretter d'être entré dans la salle, même s'il n'était venu au départ que pour admirer l'appendice porcin de cette chère Pénélope.
4/10
(également publié sur Écran Large)
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