
Top 5 des films de Jim Jarmusch
01. Down by law (1986)Noir et blanc, personnages hauts en couleurs, récit picaresque et retours fréquents à la case départ : Down by law, probablement l'un des films les plus accessibles de Jim Jarmusch, est déjà pétri des mille et un pôles d'attraction du cinéaste. Et si ce n'est sans doute pas le film le plus profond de son auteur, l'oeuvre est tellement attachante et inusable qu'elle entre sans mal au panthéon des grands films, sans cesse rehaussée par un aspect bluesy la rendant irrésistible.
02. Mystery train (1989)La séduction opérée par Mystery train est moins immédiatement séduisante, rien que par l'emploi de la couleur, qui remplace un noir et blanc au potentiel artistique toujours plus fort. Il n'empêche que ce voyage à Memphis, sur les traces d'Elvis, est un nouveau pari réussi de la part du grand Jim. Parce qu'il y affiche comme jamais son amour pour la musique. Parce qu'il revisite le film à sketches pour en faire un grand tout, cohérent et homogène. Et parce que sa façon de ne pas croiser les trajectoires tout en donnant une unité à son oeuvre est proprement magique.
03. Stranger than paradise (1984)Le film qui fit connaître Jarmusch, d'une simplicité extrême, est avant tout affaire de rencontres. Trois personnages paumés, désorientés, partagés entre la Hongrie et les States, tiraillés entre deux cultures et deux langues, et qui tentent de se trouver une identité. Beau, laconique, sans fioriture, Stranger than paradise bénéficie d'un noir et blanc torturé, travaillé, qui lui confère un aspect de rêve éveillé.
04. Broken flowers (2004)Le plus gros succès de Jarmusch ne marquait pas pour autant son passage à un cinéma excessivement populaire : bien que plus fédérateur - notamment par la présence d'acteurs très connus -, ce road movie très segmenté n'exclut pas les traditionnelles questions d'identité et de perte de repères chères au cinéaste. Dans le rôle principal, Bill Murray étincelle : ses yeux perdus n'ont jamais été autant en accord avec l'univers d'un réalisateur. Un film étrange, décalé, hors du temps, et toujours aussi délicieux.
05. Dead man (1995)Ce poème filmique est peut-être l'oeuvre la plus singulière de Jarmusch, en cela qu'elle s'écarte régulièrement du style habituel de l'artiste. Même si le somptueux noir et blanc et le traitement de la mort le relient de façon évidente au reste de sa filmographie, Dead man est néanmoins une oeuvre à part, un western crépusculaire et existentiel d'une noirceur déchirante et d'une lenteur absolue. Peut-être trop arty pour totalement émouvoir - la présence de Johnny Depp, certes excellent, y est pour quelque chose -, c'est un film magnifique mais pas si évident à saisir.




















3 commentaires sur “Top 5 : Jim Jarmusch”
J'adore!
Dead Man c'est un des films les plus hypnotiques que j'ai pu voir... quel film!! Et quelle musique aussi!!
chez moi !
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( Nico se prive pas , je vois :-)
simple question indiscrète : pour figurer " Ailleurs" chez vous , avec son blog " ciné-chiner " , mon blog donc , faut coucher ou pas ?
bien à vous !
et longue vie à l'avis !
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